Il y a eu Gilbert Legrand.
Un homme modeste qui porte bien son nom.
J'avais rarement vu autant d'humilité chez un artiste avec un tel talent.
Tout en retenue, en mesure, en douceur et pourtant de l'or dans les doigts et une imagination sans fin.
Il nous a expliqué d'une voix calme et posée son parcours depuis la publicité, en passant par les couvertures de romans et finalement l'édition jeunesse.
Il a paru surpris de tant d'admiration.
J'ai été surprise par tant de simplicité.

FLytox

Il y a eu un lapin à poil, à l'heure, les fesses à l'air descendant l'amphi à toute vitesse.
Surprenant Gérard Picot.
Amusant la galerie.
Joli clin d'oeil au livre malmené et aux angoisses de ponctualité de l'organisateur.

Il y a eu les Editions Sarbacane menée d'une main de maître par Emmanuelle Beulques.
Et l'on en apprend un peu plus sur le métier d'éditeur, sur les choix, les décisions tranchantes, les mises en avant.
Et il se dégage de cet entretien une énergie incroyable, une envie d'avancer toujours, de proposer des choses nouvelles, de promouvoir des talents.
Affleure aussi l'idée du combat, ne pas se laisser manger par le système, ne pas se laisser intimider par les obtus.
Et puis cet amour pour les auteurs, les illustrateurs, cette reconnaissance incroyable du talent.

Il y a eu Davide Cali.
Dandy urbain, auteur de génie, dessinateur à ses heures lointaines, il nous parle avec son accent chantant et son humour pince sans rire.
Il nous embarque de livres en livres, nous raconte ses rencontres, ses envies, nous explique ses histoires, nous sert sa théorie sur l'amour et les maths.
Et on a envie de lui dire qu'il a 100% de chances de nous faire craquer.

Davide Cali et Cécile Gambini

Il y a eu la chasse aux trésors de Jacqueline Valard.
Elle nous a déniché des pépites numériques, des petites merveilles à lire sur tablettes parce qu'il ne faut pas avoir peur des choses nouvelles.
Parce que le texte sur l'écran ne va pas remplacer le papier, parce que c'est n'est absolument pas un danger pour nos chers illustrateurs et auteurs.
C'est juste un outil supplémentaire, un nouveau jeu dans le square pour s'amuser encore plus.

Il y a eu l'art à travers le regard farfelu de Sylvain Coissard. 
L'oeil qui pétille, le sourire en coin et un livre absolument dément.
Il jubile en nous montrant les blagues potaches, les clin d'oeils et les anachronismes de son livre Les (vraies) histoires de l'art.
Et l'on pouffe, on rit, on sourit en revisitant les grands classique de l'art.
On s'extasie aussi devant le talent de l'illustrateur.

Sylvain Coissard

Il y a eu Joanna Concejo.
Je ne connaissais pas. Enfin si mais non.
J'avais déjà croisé son trait sur les rayons des librairies mais je n'avais jamais eu un de ses livres entre mes mains.
Il y a parfois des révélations. Et bien l'art de Joanna Concejo est une révélation pour moi.
Ses illustrations ne peuvent laisser indifférent. Elle dit elle-même qu'on aime ou que l'on déteste.
Il y a peut être un peu de ça.
Moi je suis touchée. Par la finesse du trait, par l'imagination, par ce côté enfantin mais aussi obscur.
Et comme pour d'autre, cette modestie, cette envie d'aller vers les autres, de parler de son travail, de croiser le lecteur.

Joanna Concejo

Il y a eu Les fourmis rouge, ou comment une maison d'édition peut apparaître et proposer des choses belles, nouvelles.
Le catalogue des Fourmis rouges, je le connaissais déjà et je l'appréciais.
Les auteurs fétiches, je les connaissais déjà et je les appréciais.
Mais son éditrice, je ne la connaissais pas mais je crois que je l'apprécie.
Bavarde, très bavarde, enthousiaste, parfois peut être trop mais surtout passionnée, acharnée.
Je suis bavarde alors je pardonne facilement ce travers, il m'arrive d'être passionnée alors je ne peux qu'être indulgente quand tout à coup une personne prend une place incroyable sur le devant de la scène.
Elle nous a donné à voir sa fougue, son envie, son amour du métier, son désir de toucher le lecteur, de se mettre à son niveau sans jamais baisser le niveau.

Fourmis rouges et Delphine PErret

Il y a eu Manon Jaillet venue nous présenter sa maison d'édition Ma Maison en Carton.
Parce qu'on peut éditer autre chose que des livres.
Parce qu'on peut avoir l'amour de l'illustration et vouloir que ces illustrations d'artistes soient rares mais abordables.
Manon Jaillet propose deux fois par an, une collection d'image créées en exclusivité pour sa maison d'éditions, tirées en 300 exemplaires, numérotées, signées et vendue pour une bouchée de pain.
Et puis le temps passant, Manon Jaillet et ses artistes ont proposé d'autres choses, des grandes images, des toises, des livres aussi (mais pas comme tout le monde!) ... une autre façon de voir le monde de la littérature jeunesse.
Et tout ça, avec le regard doux et apaisé des gens qui se savent dans le vrai.

maison-en-carton

Il y a eu encore tellement de choses, de gens ...
Isabelle Chatelard, professeur à l'école Emile Cohl, illustratrice, à l'écriture si spéciale, aux motifs intrigants.
Delphine Grenier, le tango, le lapin danseur.
Les livres qui voyagent.
Les courts métrages.
L'exposition de Gilbert Legrand.
Le crieur de la place publique.
Les rencontres.
Les retrouvailles.

Fou

 

Et tout un week-end de belles choses ...